La cerise

 

 

Jeune la veille, déjà épanouie
Elle a mûri pendant la nuit
Sa robe pourpre s'offre généreuse
Au regard de ses voisines envieuses
 
Ronde, juteuse, jolie coquine
La belle se pavane mutine
Elle pavoise avec arrogance
Mais avec quelle élégance !
 
Je la vois et tends mon bras
La cueille, l'admire une dernière fois
Et gourmand, toute entière l'engloutie
Son suc doux flatte mes papilles
 
Déjà elle n'est qu'un souvenir
Bientôt elle tombera dans l'oubli
Que la vie facilement laisse s'enfuir
Tous les désirs . une fois assouvis
 
Muriel